lundi 3 novembre 2008

Le Rhône à la cote d'alerte
par La Rédaction du DL le 03/11/08 à 05h40
Les agents de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) ont fait et refait les simulations de crue tout au long de l'après-midi d'hier. Les scénarios annoncés pour la nuit se voulaient rassurants. Le Rhône, qui avait atteint la cote de 5 mètres vers 17 h 30, était redescendu à 4,80 m en début de soirée. La vigilance crue "orange" était pourtant maintenue jusqu'à ce matin.
Le dernier front pluvieux attendu vers minuit
Les prévisionnistes de Météo-France n'annonçaient pourtant pas d'épisode orageux important. Le dernier front pluvieux attendu vers minuit ne devait apporter guère plus de 4 mm d'eau sur la région. Les inquiétudes des hydrologues portaient essentiellement sur ce début de journée avec la propagation des crues survenues en amont du Rhône et sur ses affluents, notamment du côté de Saint-Étienne et de la Haute-Loire. Leur "effet retard" ne devait se faire sentir dans la basse vallée du Rhône qu'à partir de 7 ou 8 heures ce matin.
Un espoir toutefois. Le fait que le Rhône n'ait pas dépassé sa cote d'alerte, hier, et qu'il ait pu absorber les crues de ses affluents de l'ouest (Cèze, Gardon et Ardèche) et de l'est (Ouvèze et Aigues). Entre samedi et dimanche, les pompiers du Gard ont en effet, enregistré des cumuls de pluie allant jusqu'à 250 mm sur les Cévennes.
La cellule de crise, réunie hier en milieu de journée, avait décidé de faire évacuer le parking des allées de l'Oulle. Une centaine de voitures a été déplacée vers l'île Piot. En cas de débordement, ce matin, les autorités étaient même prêtes à dévier le trafic routier au bord des remparts.
Sur l'île de la Barthelasse, les habitants étaient informés depuis 16 heures de la montée du Rhône via le serveur téléphonique Antibia. Toute la journée d'hier, le fleuve a d'ailleurs été l'attraction des promeneurs. Certains sont même venus pique-niquer sur les pelouses du chemin de halage, avant qu'elles ne soient submergées sous des centimètres d'eau boueuse et chargée de branchages. En fin de journée, le parking du camping de Bagatelle était noyé.
À l'auberge des jeunes de Bagatelle, on attendait dans le calme. «Ici, on n'évacue qu'à partir de 5,50 m et on se noie à partir de 6 mètres», confiait la cogérante, Christine Debernardi, également membre de la "réserve communale" en cas d'inondation. Près de 120 pensionnaires allemands, musiciens et pratiquants d'aviron avaient réservé pour la nuit. Le camping avait décidé de ne plus accepter de nouveaux arrivants.
Concernant la situation des prochaines heures, c'était encore l'incertitude et la plus totale prudence restait de mise.

3 commentaires:

Le Cheval Endiablé a dit…

J'ai bien connu les allées de l'Oulle inondées et même les portes de la ville fermées (je crois que c'était en 1994 ou bien un an avant...)
Qu'est-ce qu'il était tombé cette année là !

FalconHill a dit…

Salut depuis Rome : je pense à vous (et un peu à ma région qui morfle, une fois de plus...)

Bon courage copine de l'autre coté du Fleuve

Muse a dit…

j'ai du prendre l'autoroute, la route de Florac étant fermée...