samedi 11 décembre 2010

Dans le cadre de la journée européenne de mobilisation “Non à l’austérité, priorité à l’emploi et à la croissance en Europe”, un rassemblement est organisé à Avignon mercredi 15 décembre et partira à 10 h de la gare pour se rendre au Pont de l’Europe rebaptisé pour l’occasion “Pont de la répartition plus juste des richesses”.

Réflexion sur les services publics

Pour les cinq syndicats vauclusiens, CGT, CFDT, Unsa, FSU et Solidaires, réunis ce jeudi dans les locaux de la FSU, il s’agit aussi de décliner localement les grandes inquiétudes des salariés. « Si les mots austérité et rigueur ne sont pas employés par le gouvernement, nous les vivons au quotidien » disent d’une même voix les représentants des salariés. En Vaucluse, ils estiment que 47 000 personnes sont privées régulièrement d’emploi et le Département reste dans la zone rouge selon de nombreux indicateurs sociaux et économiques.

Mais au-delà des revendications salariales, ils souhaitent élargir la réflexion sur les services publics et bien sûr la réforme des retraites. « Seule une large unité syndicale permettra de faire infléchir les politiques, qu’ils soient au pouvoir aujourd’hui ou demain » affirment les syndicats qui revendiquent haut et fort la parole dans le débat politique

(sur Vaucluse matin).


Au mois de juin dernier, certains usagers de l’eau d’Avignon en litige avec la Société avignonnaise des Eaux, avaient reçu une lettre de mise en demeure réclamant le solde impayé de facture d’eau et d’assainissement. Le collectif de l’eau, avec à sa tête Marcelle Landau, avait manifesté dans les locaux de la compagnie fermière, demandant « que le montant indûment réclamé soit effacé des factures ! » (voir notre édition du 10/07/10).

Dans la journée de mercredi, deux des usagers du collectif de l’eau ont subi la fermeture de leur compteur. Et hier après-midi, devant l’appartement d’un abonné ayant subi cette coupure, une trentaine de personnes du collectif ont manifesté leur colère. La présidente Marcelle Landau indiquait : « Abusant de sa position dominante, la société fermière, utilise la coupure comme pression, ce qui laisse l’usager sans défense et soumis à l’application de pénalités abusives. »

Le conseil municipal perturbé ?

Pour Veolia, la réponse reste toujours aussi ferme : « Malgré les discussions avec les responsables du collectif de l’eau, certains clients abonnés n’ont toujours pas réglé leur dette. La SAE se voit donc contrainte de couper l’eau, comme elle l’a indiqué dans les courriers de mise en demeure envoyés en juin. En cas de difficultés financières, celle-ci a proposé un paiement fractionné des sommes en question. Les clients qui souhaitent régulariser leur situation sont invités à joindre dans les plus brefs délais la SAE. »

Après ce soutien à ses adhérents, le collectif se propose d’aller à la rencontre de Marie-Josée Roig lors du conseil municipal de samedi.

(article Vaucluse-matin)

vendredi 12 novembre 2010


pour le splendide forum qui s'est passé dans nos murs, un éclairage par des étudiants qui ont tout de même pu avoir accès

vendredi 5 novembre 2010

jeudi 28 octobre 2010


A l’appel de la CGT de Vaucluse, Sud soldiaires et la FSU, près de 200 manifestants ont symboliquement muré l’entrée de la Chambre de commerce et d’Industrie, ce matin à Avignon, tandis que des militants d’ErDF coupaient le courant dans cette partie du centre-ville.

« Nous construisons le mur de la lutte contre le mur de l’argent, voilà le symbole ! » a lancé Gilles Fournel, secrétaire départemental de la CGT 84, sous les hourras de la foule.

par Jean-François GARCIN le 28/10/2010 à 16:22 (sur Vaucluse-Matin)






vendredi 22 octobre 2010

Conseil municipal: suivez les débats en direct

Par Noëlle Réal | le 21/10/10 à 18h52

18 h 00: Alors que les conseillers municipaux prennent place dans la salle du conseil, une poignée (8 personnes) de pénichiers manifestent silencieusement à l'entrée de la salle. Depuis 5 mois, l'eau courante a été coupée pour 16 péniches sur lesquelles vivent 8 familles. Ils réclament l'installation d'un compteur d'eau pour régulariser leur situtation.

18 h 30
: Une minute de silence en mémoire d'Alain Amphoux, conseiller municipal délégué aux jumelages, décédé cet été.

L'installation de Mme Bourdiol Lilianne en remplacement de M.Amphoux a été actée.

18 h 35: Premier "gros" morceau, le dossier du financement de la gare routière. Plusieurs collectivités sont sollicitées pour financer son entretien et sa rénovation.

Michèle Fournier-Armand (conseillère municipale PS d'opposition) se saisit du dossier: "Il faut une rénovation profonde du lieu. 47% des lignes sont départementales et 1 million de voyageurs l'utilisent. Je ne reviens pas sur le problème de son implantation qui est imputable à la ville qui l'a créé il y a 30 ans. Le conseil général a pris l'initiative de saisir les financeurs potentiels pour un montant total de 2,3 M€. De gros efforts devront être faits pour sécuriser le lieu. C'est une infrastructure qui devrait être prise en charge par le Grand Avignon".
Pour Marie-Josée Roig (maire UMP), "le principal financeur est le CG, mais le premier utilisateur est aussi le CG. La Ville n'y fait rien, sa construction remonte à plus de 25 ans et on aurait du aboutir plus rapidement. Si le 1er juillet dernier je n'avais pas menacé de fermeture la gare, on y serait encore! Et le Grand Avignon n'utilise que pour 5% la gare routière. Pourquoi pas faire un syndicat mixte de toutes les communes utilisatrices mais le Grand Avignon ne devrait pas avoir à supporter tous les déplacements autour d'Avignon".
Pour Max Rieux (RGEA), il faut "penser dans le cadre de la politique des déplacements à un autre emplacement de cette gare". "Mais nous y pensons" conclut Marie-Josée Roig.

19 h 26. Le vote du budget supplémentaire est l'occasion d'une joute verbale entre Michèle Fournier-Armand, Marie-Josée Roig, Frédéric Rogier et Alain Bompard. Le centre du débat: l'argent consacré au parc des Sports. "Vous nous faites un mauvais procès" indique le maire, "dès décembre 2007 nous avions mis dans notre programme la rénovation du stade".
Sans doute pas à hauteur des 6 M€ (dont 2 m€ correspondent à la mise aux normes en Ligue 1) investis pour la mise aux normes du stade pour l'accueil d'Arles-Avignon. Club que la conseillère d'opposition s'évertuera d'appeller Arles tout au long de ses interventions. "Les recettes de billetterie ne compenseront jamais les 8 M € donnés pour cette équipe d'Arles. On ne peut faire des travaux comme ça juste pour passer à la télévision! Vous faites le choix de ce qui brille au détriment des autres sports avignonnais".
Un argument qu'Alain Bompard, le pied martelant le sol durant toute l'intervention de l'opposition, a voulu éclairer: "la piscine Stuart Mill c'est 4,10 M€, on refait le gymnase Scheppler, le boxing club, le stade monclar, le stade léon-dulcy... Le service des sports a 180 salariés à disposition des Avignonnais et la Ville subventionne à hauteur de 1,620 M€ les associations conventionnées. Dernièrement, le parc des sports a accueilli le match de rugby à XIII France/Irlande avec 15 000 spectateurs! Ce ne sont ni des Avignonnais de droite ni de gauche, mais des passionnés du sport qui viennent vibrer dans un stade".
Stade dont l'investissement (6 M€) representera, selon la député-maire, "seulement 3% de l'ensemble des investissements de la Ville à la fin de ce mandat. A côté de ça, on aura dépensé quatre fois plus pour l'ensemble des équipements sportifs de la ville. Et ce ne sont pas les maigres 300 000 € que nous donne le Département qui vient nous aider. Ce que vous nous proposez comme aide financière, pour une collectivité qui se dit adepte du sport, est une aumone proprement scandaleuse!"

20 h: Max Rieux demande au maire d'expliquer pourquoi l'expo Barcelo accuse un déficit de 400 000 € et ce qu'il en est de la situation de RMG (nos confrères de la Provence ont écrit que le directeur de RMG, Philippe Périnet serait démissionnaire de son poste, NDLR).
"Le déficit de 400 000 € était prévu dans cette exposition" explique Marie-Josée Roig qui ne s'étendra pas, par contre, sur la situation interne de RMG: "le directeur est en arrêt maladie jusqu'au 7 novembre, nous nous expliquerons à son retour".

20 H 10: le devenir du Parc des Expositions de Châteaublanc entre en scène. "Ce parc a besoin d'une rénovation" entameMme Rozenblit, premier adjoint. Le second problème est celui de l'exploitation. "Il faut qu'elle soit rentable, que les exploitants y amènent du monde. Confier cette double mission, rénovation et exploitation à une seule entité, c'est lourd. Trop lourd à gérer. Les deux activités peuvent être des activités de façon distinctes en y laissant les activités emblématiques du Parc comme Cheval Passion, la Foire etc."
La Ville, en confiant par bail emphytéotique la gestion du Parc sur 30 ans, perdra t-elle la "main" sur ce lieu? "La Ville ne largue pas ce parc à un délégataire sans se soucier de ce qu'il s'y fera" indique Mme Rozenblit. 8 M€ sont nécessaires pour rénover ce Parc, la Ville semble vouloir faire le choix de l'argent privé. "C'est une sage gestion de pouvoir profiter d'argent privé, ce qu'on a pas pu faire pour le stade où nous avons du agir en urgence". Un partenariat privé semble donc être la piste privilégiée par la majorité municipale.

Pour Marie-Josée Roig: "nous pouvons nous donner le temps de trouver des investisseurs privés. Si ces 8 M€ c'est le privé qui les donne, c'est la possibilité donné à la ville d'emprunter 8 M€ pour faire des rénovations dans les écoles, dans les autres équipements sportifs etc. Tout de même ce lieu qui ne profite pas qu'à la ville autant que ce soit le privé qui le finance pour nous permettre de mettre l'argent public ailleurs". Pour la député-maire "l'argent privé il ne sent pas mauvais, l'entreprise quand elle se met au service des collectivités elle fait parfois plus vite et mieux que les collectivités!"

"L'important c'est le devenir de ce parc" reprend Michèle Fournier-Armand. "Ce n'est pas en le confiant à un privé qu'on pourra savoir ce qu'on fait dedans. L'entreprise elle est là pour faire son travail et gagner de l'argent. Le parc c'est un des rares endroits où la ville pouvait investir dans un investissement productif et on va le donner au privé pendant 30 ans!". Pour la conseillère socialiste, "un bien public doit rester un bien public". "Cela restera un bien public" rétorque le maire, "Quand pendant 30 ans on donne en gestion un lieu à un privé, on le perd" réaffirme MFA.

Max Rieux: "s'il y a des problèmes de rénovation, il y a aussi des problèmes de gestion du lieu". "Une partie des problèmes de gestion sont liés à l'état actuel du lieu. Des manifestations ne viennent pas en raison de l'état du parc."

20 h 26: La délibération n°16 ne va pas faire plaisir aux banques ni aux commerces d'alimentation. En effet, si 200 exploitants de terrasse occupent et payent le domaine public du centre ville, deux catégories "échappent" à cette redevance: les banques avec les distributeurs de billets et les commerces d'alimentation. Pour les banques, la redevance pour les banques sera de 1500 € par an pour les distributeurs de billets et les commerces "ouvrant sur le domaine public" payeront 130 € le mètre linéaire, cela concernerait environ une trentaine de commerces d'alimentation sur l'ensemble de la ville (hors banques). Pour Christine Lagrange (PS), cette mesure "n'est pas juste car les banques payent moins que les petits commerces. Cela ne va pas dans le bon sens car le commerce de centre-ville n'est pas florissant et vous taxez à outrance". "Ce n'est pas ce type de petits commerces qui distribuent canettes et papiers gras qui attireront une clientèle intéressante pour Avignon" lâche le maire. "C'est discriminant ce type de propos" s'engouffre Christine Lagrange qui tente de pousser Marie-Josée Roig à la faute.
L'opposition s'abstient sur cette délibération. "J'aurais cru que vous voteriez contre étant donné la virulence avec laquelle vous m'avez interpellé" lance le maire à Christine Lagrange. "Je n'ai pas été violente" rétorque la ségoléniste. "Seulement perfide" conclut le maire.

20 h 39: on vote pour la création d'un marché à la Brocante sur la place Pie/Saint Jean le Vieux. Le "hic" c'est que la ville cherche un délégataire de service public pour organiser ce marché. "La ville n'a pas vocation à se substituer à des brocanteurs" indique Mme Rozenblit. "Le service des régies ne peut pas s'en occuper?" s'étonne l'opposition. La délibération est votée dans le brouhaha qui couvre la voix de Chantal Lamouroux qui se plaint de n'avoir pas reçu des documents demandés il y a .... fort longtemps.

20 h 55: "on est sur une délibération de copartage avec d'autres collectivités. Ce qui devient urgent sur la ville, c'est que la ville initie une conférence de l'ensemble des partenaires sociaux pour un véritable débat, une table ronde pour essayer de faire émerger les différents types de projets sur Avignon" entame André Castelli (PC) arrivé en cours de route. Un début de débat autour d'une délibération qui promet un long moment d'échange puisqu'il s'agit des conventions pour l'Espelido, l'association sport et loisirs culture d'Orel et l'association éveil artistique. Valérie Wagner, élu en charge des centres sociaux va devoir fourbir ses armes.

Valérie Wagner, "merci à vous André Castelli de me permettre de rappeler que nous nous soucions des centres sociaux, et je voudrais dire à Mme Lagrange qu'il ne lui aura pas échappé que la Région est régulièrement absente des conseils d'administrations". "J'en prends note et je me renseignerais sur qui doit siéger" indique Christine Lagrange.
Une fois encore, cette délibération fait la démonstration que bien peu de dossiers sont traités avec un seul financement. Les "financements croisés" (Région, Département, Ville, Etat) sont les "stars" de la soirée et l'opposition se délecte de le faire remarquer à Mme Roig, député-maire qui a voté à l'assemblée nationale la réforme des collectivités locales qui va réduire l'utilisation de ces financements croisés et priver les communes de mannes financières substantielles.

21 h 39
: Chantal Lamouroux entre dans le débat sur la délibération du PLU. Elle affirme que le projet de tramway sera "redondant avec la ligne ferroviaire Avignon-Le Pontet qui coûterait 20 fois moins qu'une ligne de tramway. RFF indique qu'elle prévoit 4 à 5 000 personnes voyageurs par jour, il suffirait de parkings relais en bout de ligne avec un transport de bus en site propre, ça ferait des économies". François Leleu intervient en indiquant "à moins que ma géographie soit nulle, mais la ligne de tram se substituera au lignes 4, 3 et 7 de bus qui ne sont absolument pas parallèles aux lignes Carpentras/Avignon. Ce sont des lignes complémentaires et non redondantes. Vous demanderez au maire du Pontet s'il veut réouvrir une gare."
Pour Max Rieux, il faudrait même ouvrir une gare à Saint-Lazare mais il reconnait que le projet de tram n'est pas un doublon.

21 h 49: Délibération n°43, la ville achète des terrains autour de la gare de Montfavet pour élargir la voirie "et faire de vraies pistes cyclables" indique François Leleu. Un aménagement sur Montfavet qui intéresse particulièrement le conseiller général du canton Est et candidat sortant, André Castelli. "il y a une priorité à donner à l'aménagement du centre ville". Pendant ce temps, Michèle Fournier-Armand arpente la salle, maugréant, "y a plus le quorum"... Concernant Montfavet, François Leleu indique qu'un projet sur le centre ville est en cours.

21 h 54: Autre gros morceau à intervenir, la délibération n°47: le plan local d'urbanisme. Frédéric Rogier va présenter la délibération. "Si vous adoptez ce PLU en l'état, 53% de la surface de la commune d'Avignon sera agricole ou en espace verts, ce qui supérieur à ce qui se fait maintenant et entièrement cohérent avec le développement durable et le Grenelle de l'Environnement". Le PLU, c'est l'ancien POS (plan d'occupation des sols) qui remodèle le "visage" d'une commune avec des zones constructibles, d'autres commerciales, artisanales ou industrielles. Pour Frédéric Rogier, le développement d'Avignon doit se faire "qualitativement. Les entreprises qui viennent s'installer ici le font aussi pour sa qualité de vie, sa préservation de son patrimoine et de ses espaces". Ce PLU sera mis à enquête publique après réunions de concertation avec les populations concernées. Une enquête publique qui devrait intervenir mi-janvier pour une durée d'un mois et demi. Pour Christine Lagrange, en conclusion d'une intervention fleuve, elle indiquera "ce PLU a été élaboré avec une légèreté déconcertante"Christine Lagrange choisi de placer le débat du PLU sur la légalité du document ce qui entraîne un débat d'une virulence qui manque de faire saturer les micros au regard des décibels échangés... (Nous reviendrons en détail sur ce dossier dans un prochain article).

22 h 43: La restructuration du centre commercial Cap Sud est à l'étude. Des voies sont déclassées pour que le cinéma Pathé Cap Sud puisse mener à bien son extension. Les commerçants du centre commercial subiraient des pertes de chiffres d'affaires les jours de matches avec l'utilisation abusive des parkings de Cap Sud. Des pertes qui engendreront "des pertes d'emplois" pour Jeanine Calvès, élue au contentieux et commerçante dans la galerie de Cap Sud.

22 h 59: Chantal Lamouroux détecte une coquille dans la délibération 52......

23 h: Christian Etienne tente de faire adopter la délibération 54 sur une exposition sur les "Ponts" qui aura lieu du 4 décembre au 30 juin au palais et au pont. "Le seul intérêt de cette expo est de faire payer plus cher le ticket d'entrée au pont et au palais. Cela fera une hausse de 20 % ce qui est inacceptable pour une famille" entame Michèle Fournier-Armand "est ce pour renflouer les caisses de RMG dont on sait que le directeur est démissionnaire. Il se dit qu'il n'a pas les moyens de mener à bien sa politique. Allez vous faire de RMG à nouveau une annexe de votre cabinet (référence à la nommination de Jean-Christophe Ozil, ancien de directeur de cabinet du maire à la direction de RMG avant la nommination de Philippe Périnet, actuel directeur)?".

23 H 17 : la ville va nommer deux voies: la route reliant la route de Morières à l'avenue de l'Amandier s'appelera rue Claude Chabrol et une autre voie sera dénommée "Eric Rohmer". Chantal Lamouroux réclame le nom d'une femme...

23 h 24: tout le monde est en train de partir, Max Rieux tente de prendre la parole alors que l'ensemble des conseillers ont déjà le manteau sur le dos. Max Rieux intervient sur la fréquence des conseils municipaux: une fois par trimestre, c'est la loi. "Vous ne respectez pas cette fréquence" entame M.Rieux, le comble c'est le maire qui intime l'ordre à tous de se taire "pour écouter M. Rieux". "Le législateur a dit Un-par-trimestre-minimum. On veut que vous engagiez à respecter la loi et que vous reconnaissiez votre erreur". "Y aura forcément un décalage parce que le DOB doit être suivi d'un conseil dans les deux mois qui suit. Faut voter le budget en février si on présente le DOB en décembre". "Ce n'est pas une excuse, vous avez toute latitude pour en organiser plusieurs dans l'année. Vous avez franchi la ligne blanche"...
Max Rieux fait ensuite une demande à M. Etienne: "ceux qui ont la compétence de gestion des péniches c'est la CNR. Quelle difficulté peut-il y avoir à remettre l'eau à des pénichiers qui s'engagent à payer leur consommation".
"ça va être réglé le plus vite possible, nous sommes en train de trouver un accord avec VNF et la CNR. Toutes les péniches qui naviguent, y 'aura pas de problème".
Christian Etienne indique que l'eau devrait être rétablie quai de la ligne.

23 h 32. Fin de conseil.
Bonne nuit.

samedi 16 octobre 2010





vendredi 8 octobre 2010

les lycéens d'Avignon, préparation participation lutte contre réforme des retraites

samedi 2 octobre 2010











(coupez le son)
vidéos manifestation 23 septembre

mardi 7 septembre 2010






samedi 4 septembre 2010



mardi 3 août 2010

vendredi 25 juin 2010


manifestation pour les retraites du 24 juin 2010
après mes photos, article et photo de Vaucluse Matin

Hier à Avignon, avec 20 000 participants (7 500 selon la police), la mobilisation a atteint le niveau des défilés anti-CPE de 2006.

AVIGNON

«Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas » scandaient hier les manifestants à Avignon. Avec plus de 20 000 participants recensés par les syndicats, 7 500 selon les forces de l'ordre, la mobilisation a dépassé en nombre celle du 27 mai dernier. Plus de 2 500 personnes avaient alors répondu à l'appel des mêmes syndicats (tous sauf FO). « Autant de monde, ça n'a plus eu lieu depuis le CPE (en 2006, NDLR), jubile Gilles Fournel, secrétaire général CGT-Vaucluse. Aujourd'hui, il a fallu modifier le parcours tellement les manifestants étaient nombreux. » Partie du cours Jean-Jaurès, la manifestation a fait une boucle pour rejoindre le cortège à hauteur de la rue Joseph-Vernet. Ailleurs, en région Paca, la mobilisation a aussi battu des records.

Le président du Conseil général a défilé

« C'est normal, explique Gilles Fournel. Avant les gens se mobilisaient sur des affirmations syndicales. Là, ils disent leur opposition au gouvernement et à son injuste projet de réforme. » L'annulation de la garden-party n'a pas suffi à amadouer la population. Ouvriers, fonctionnaires, jeunes, vieux, hommes et femmes étaient réunis "tous ensemble" pour dire leur ras-le-bol de voir « quelques privilégiés exonérés d'impôts alors que ceux qui triment, devraient à nouveau faire les frais de ce nouveau projet de réforme, notamment en travaillant plus longtemps ».

Hier, certains élus locaux avaient sorti leur écharpe tricolore pour grossir les rangs des mécontents. Même le président (PS) du Conseil général, Claude Haut, a défilé pour dire son « désaccord total avec les propositions faites par le gouvernement pour les retraites. » Comme des milliers d'autres voix dans le pays, il appelait à un système plus « juste ». Une chose est sûre, les syndicats ne laisseront pas le gouvernement régler la réforme en catimini. « On mènera des actions significatives en période estivale pour ne pas laisser retomber la pression sur le gouvernement », confie Gilles Fournel. Pas de doute, l'été sera chaud.


jeudi 24 juin 2010



lundi 7 juin 2010

FETE DE L'ESPOIR du PCF

Dimanche 13 Juin 2010

Parc des Libertés

Ile de la Barthelasse – AVIGNON

11 h 00 "Projection Carnet de Voyage en Palestine" - Diaporama présenté par JennyPragger, Comité France Palestine Solidarité d'Apt


12 h 00 Grillades – Sandwichs – Gateaux - Buvette

ou

12 h 00 Repas Salade, Paella, Fromage, Mousse au Chocolat Prix 13 € (réserver auprès d'Aimée au 04.90.88.14.78)

14 h 30 Débat « Quelle alternative à la crise, quel nouvel élan pour le Front de Gauche ? »avec Bob Ingey, dirigeant national du Parti Communiste Français, Didier Olmos, Gauche Unitaire, Un responsable du Parti de Gauche, Anne Mesliands, syndicaliste et conseillère régionale du Front de Gauche et , syndicaliste

16 h 30 Jean Marc MOUTON chante Jean FERRAT : sur les musiques de Jean Ferrat, Jean Marc colporte, par sa voix et ses émotions, les paroles de révolte, de refus, d'insoumission, les paroles de foi en l'homme et de fraternité, les paroles d'amour du grand poête Louis Aragon. Jean Marc chante dans les fêtes, les théâtres, dans les villes et les villages : partout où la magie de la poésie au service des hommes, de l'amour et de l'engagement trouve une écoute attentive, au delà de l'espace et du temps. Il chante aussi bien sur les chansons de Jean lui-même, toutes celles qui restent intemporelles et sont plus que jamais d'actualité, celles qui nous rendent Ferrat éternel.

Jeux de boules et de ballons sont possibles dans le parc, stands de livres, stands d'associations, buvette....

Commerce Equitable avec une Vente directe de fruits de producteurs régionaux

mercredi 2 juin 2010


Rencontre débat organisée par Terra Nova

vendredi 18 juin 2010 à 19 heures

salle des fêtes de la Mairie d'Avignon

« Les déplacements urbains dans l'agglomération avignonnaise »

(tramway, vélo-pop, parkings de délestage, piétonisation, LEO, etc...)


Paul Hermelin conseiller municipal d'opposition P.S.

André Castelli conseiller municipal d'opposition PC.




jeudi 27 mai 2010



vidéo trouvée sur Dailymotion - montage photos Brigetoun

mardi 18 mai 2010


tente du marché des potiers (prévu le 15 et le 16) renversée cul par dessus tête (Mistral), raison pour laquelle nous nous sommes cassés le nez.

vendredi 30 avril 2010


À l'Orchestre lyrique de région Avignon-Provence (Olrap), il se passe toujours quelque chose. Et il n'est pas certain que la musique y adoucisse les mœurs. Toujours est-il que Jonathan Schiffman, le directeur artistique, souhaite faire savoir qu'il n'a « aucun désir de partir ». Même si le 2 avril dernier, à la fin d'un concert donné à Avignon, il avait déclaré : « Il paraît qu'à la tête de l'administration, on veut me faire virer, et j'espère que ce n'est pas le cas mais j'ai voulu profiter de ce moment car ça risque d'être la dernière fois que j'ai le grand honneur et le plaisir de faire de la musique ici et de vous remercier parce que ces trois dernières saisons, c'était un honneur que de partager la musique avec vous et cet orchestre magnifique ».

"Une accumulation de reproches"

Et le chef d'orchestre d'expliquer : « Depuis plusieurs mois, je suis l'objet d'attaques et je me sens donc menacé dans mes fonctions. Est-il normal que la tête de l'administration mette sur sa page "Facebook" (donc dans le domaine public) une critique désobligeante d'un de nos meilleurs concerts où le public a même demandé un bis, qu'elle refuse systématiquement mes propositions artistiques et puis m'accuse de ne pas avoir terminé la programmation de la saison, que j'entende depuis plusieurs mois des échos selon lesquels la tête de notre administration colporte dans le milieu musical qu'elle essaie de se débarrasser de moi, que je reçoive un courriel menaçant de la tête de l'administration quelques heures seulement avant de diriger un concert ? Cette accumulation de reproches couronne une longue série d'actes de vexations et d'humiliations et j'ai donc dû m'adresser au public. Le président de l'orchestre m'a encore attaqué par voie de presse en m'accusant d'avoir orchestré ce drame afin que, n'étant pas satisfait de mon salaire (...). Je suis très étonné par ces accusations (...) L'aspect financier n'a jamais été ma préoccupation. Par ailleurs, il est tout à fait courant que le directeur artistique d'un orchestre puisse diriger d'autres orchestres en tant que chef invité et même de pouvoir envisager d'autres positions semblables dans le but de construire sa carrière future (...) ».


dimanche 18 avril 2010

Hôtels, restaurants et cafés : la complainte des "exploités"


Publié le lundi 12 avril 2010 sur La Provence

Au menu, heures sup' et périodes d'essai impayées, licenciements estimés abusifs...

Selon le président de l'Umih, le secteur regorgerait d'emplois. Il assure aussi que 95% des patrons font correctement leur métier.

Selon le président de l'Umih, le secteur regorgerait d'emplois. Il assure aussi que 95% des patrons font correctement leur métier.

Photo C.S.

Alors que le procès de la brasserie avignonnaise "Le Forum" dévoilait au grand jour des méthodes de gestion hors-la-loi, nous avons voulu en savoir plus sur ce milieu bien particulier des hôtels, cafés et restaurants.
Trois employés, qui estiment avoir été exploités et spoliés dans leurs droits, témoignent. Le président du syndicat patronal réitère son souhait de continuer le grand ménageentamé dans la profession.

1 - Joël, 49 ans, réceptionniste

Joël parle de son expérience avec une voix plutôt douce; pourtant ses yeux trahissent son bouillonnement intérieur, la rancoeur qu'il nourrit contre ses anciens patrons et ce milieu qu'il côtoie depuis toujours en tant que réceptionniste en hôtels. Même s'il est loin de la retraite, il n'a visiblement plus grand chose à perdre et s'exprime librement. Il compare même le milieu des hôtels indépendants avignonnais à une"mafia", évoquant "des gens qui achètent des établissements pour faire de l'argent sans rien y connaître. Qui se connaissent tous et qui s'arrangent entre eux. Des gens qui ne sont même pas formés au droit du travail de cette profession qui est pourtant très compliqué", et parle d'une "improvisation permanente dans leur gestion".

Un amateurisme qui aurait des conséquences lourdes pour certains employés. Il explique en avoir fait les frais."Au début, avec mes nouveaux patrons, ça se passait bien. Puis mes heures sup' n'ont pas été payées, puis les douze heures que je faisais de nuit n'étaient payées que six heures car ils estiment que l'on dort ! Ça, c'est d'ailleurs devenu un usage quasiment forcé de loi dans les hôtels 1 et 2 étoiles d'Avignon" détaille-t-il. "Mes patrons m'ont noyé sous des "ne vous en faites pas, on va s'arranger" mais j'ai fini par ruer dans les brancards et la sanction est tombée très vite. En seulement une heure, ils m'ont écarté de cet hôtel où je bossais depuis dix mois en me mettant en congés payés forcés fin décembre". L'affaire sera bientôt évoquée au Conseil des Prud'hommes.

2 - Maryline, 22 ans serveuse en restaurant

Après avoir emprunté avec succès la voie d'une école hôtelière, cette jeune femme a, elle, parcouru pas moins de 10000 km, depuis sa Réunion natale, pour trouver un job dans le milieu des "HCR". Mais, elle en est déjà dégoûtée. "J'ai été embauchée en octobre 2008. D'emblée, ma période d'essai de quinze jours ne m'a pas été payée" , témoigne-t-elle. "C'est quinze jours cadeau ! Et c'est devenu courant! Mes heures sup' aussi ne m'ont jamais été réglées soit 160 heures dans l'année durant laquelle j'ai bossé pour ce restaurant avignonnais"égrène cette jeune fille rémunérée alors 1050€ nets par mois.

"J'ai même eu des chèques de salaire sans provision !" sourit-elle jaune. "Mais c'est pas tout! La plupart de mes collègues sont déclarés à mi-temps alors qu'ils bossent à temps plein, mon patron ne m'a pas donné, après m'avoir licenciée en octobre dernier,la moitié de mes fiches de paie, ni même mon solde de tout compte et me fait du chantage. Il propose de me les donner si j'arrête la procédure que j'ai engagée devant les prud'hommes !". Maryline confie alors son envie de se réorienter vers un job d'hôtesse de l'air.

3 - Amadou, 32 ans plongeur

Il a l'air cool comme ca, Amadou. Mais au fond, il souffre. Ce Sénégalais, débarqué en France en 2005, avait pourtant eu la chance en avril 2009 d'obtenir un CDI en tant que plongeur dans un restaurant avignonnais. Mais, les mésaventures de la vie ont fait qu'il a été contraint de prendre un congé sans solde de deux mois en début d'année.

"Et puis, quand je suis revenu bosser, comme convenu, les patrons m'ont dit que je ne faisais plus partie de l'entreprise parce qu'ils estimaient que je les avais lâchés" déplore-t-il. "J'avais besoin de ce job pour payer la pension de mon bébé à mon ex-femme. Même si les conditions de travail étaient dures : en décembre par exemple je n'ai eu qu'un jour de repos par semaine et je n'étais payé que 950€ par mois". "Dans ce milieu, ce sont des diables !" conclut Amadou.

non

Témoignages de deux habiants des péniches du quai des lignes

En mettant un pied sur une des péniches stationnées Quai de la Ligne, à deux pas d'un trafic automobile incessant et à peine plus de l'ébullition de l'intra-muros, on retrouve comme un paisible air de vacances. Et on comprend vite que certains aient choisi de s'y établir sur la durée, même s'ils n'en ont pas franchement le droit. Rencontre avec deux "pénichards" purs jus, bien plus poètes que voyous.

Jean, 71 ans. Arrivé en 1998, ce Basque marié à une Australienne possède l'une des plus belles péniches de la rive : une terrasse adorable, trois chambres et trois salles de bains, une piscine et deux grandes mosaïques devant son ponton. Pourtant, Jean vient de la mettre en vente. Et ne se fait pas prier pour expliquer pourquoi : "J'en ai marre d'avoir affaire à des... J'ai déjà eu deux procès et les gendarmes sont même venus m'embêter parce que j'avais un pavillon australien…. La vérité c'est qu'avec nos péniches, la mairie ne récupère pas d'impôts et ça les emmerde ! Les pénichards sont des petits artisans à la retraite qui demandent juste la paix. Ce qui me fait mal, c'est que le yacht d'un milliardaire, ils auraient jamais eu le courage de le virer !" Jean aime "la sensation de liberté" qu'offrent les péniches et invoque le fait qu'elles font partie du "folklore et du patrimoine.""A Paris, ils les ont virés, et maintenant, ils s'aperçoivent combien un quai vide peut être triste…"Celui de la Ligne le sera forcément un peu plus quand Jean, sa gouaille inimitable et ses jolies mosaïques seront partis vers d'autres cieux.

James, 67 ans. "Vivre en ville me serait impossible." James, batelier et fils de batelier, a passé toute sa vie sur des péniches, et compte bien y rester. Celle qui lui sert de maison est longue de 39 mètres, mais seule une minuscule partie est habitable. Quelques mètres carrés que lui et sa femme Yolande ne quitteraient pour rien au monde. Dans leur chambre, James a accumulé dans des petits pots de verre soigneusement étiquetés tous les produits qu'il a transportés sur ses péniches à travers l'Europe : du soufre de Rotterdam, du gravier d'Alsace et même des bouts de verres, souvenir d'une cargaison acheminée vers Arles depuis l'Allemagne. Il y a 10 ans, la retraite venue, il a décidé de jeter l'ancre à Avignon, et confie, plein de malice, "ne même plus savoir où est la manivelle pour la remonter". Pourtant, lundi dernier, il a reçu une lettre du Tribunal Administratif de Nîmes le sommant de déplacer sa péniche dans les deux mois et lui signifiant sa condamnation à 1000€ d'amende. Pas de quoi affoler le couple : "On veut bien qu'on déplace la péniche, mais pour nous mettre où ? C'est interdit en aval, en amont, et sur l'autre rive !"

(sur la Provence) le Non est de moi - contre l'éviction de ces péniches illégales ou non - Etienne je ne suis pas d'accord