vendredi 14 mars 2008


léger désarroi devant certains refus (forcément estimables comme toute décision mais que je tente de comprendre) - essai de plaidoyer auprès de personnes avec lesquelles j'avais eu le plaisir de me croire en accord :
le vote blanc ou nul à ce stade revient à permettre le triomphe de la maire sortante, et seront oubliés dans les secondes suivant la proclamation des résultats. C'est lui donner une légitimité accrue pour régner sur notre ville.
pour ceux qui avaient fait le même choix (liste Castelli de la gauche rasemblée) notre campagne qui fut belle peut être l'expression de nos divergences avec celle menée par Michèle Fournier-Armand.
Ces réserves exprimées, et bien, il nous est maintenant possible de compter dans la politique qui sera suivie par la liste née de la fusion.
Le programme auquel nous tenions, le refus d'un Avignon immobile ou s'enfonçant d'avantage dans un choix "ville d'eau à prospérité affichée" avec la mise à l'écart de la plus grande partie de son territoire et de sa population, le refus que les remparts soient autre chose qu'une parure, le désir de rendre à nos concitoyens une possibilité d'influer sur les choix, se retrouve dans la philosophie du programme de la liste Fournier-Armand.
Pour la présence de Guy Hermelin qui gêne certain, son rôle, il l'a répété, se bornera à donner des conseils sur ce qu'il estime possible pour le développement de la ville dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est en panne (ne pas se résigner au taux de chomage actuel dans les quartiers) et saisir toutes les occasions d'amélioration ne me semble pas une tare, si l'on veille à sa traduction en emplois pour ceux qui en sont écartés.
L'anonyme qui met en doute, en commentaire sur mon précédent billet, la capacité de la tête de liste (je ne suis pas assez avignonnaise pour saisir ce qui lui permet cette affirmation péremptoire) est-il ébloui par celle de Marie-José Roig et le résultat de ses mandats ? Dans le cas même où il aurait partiellement raison, par delà les personnes, il y a les programmes et les équipes.
Ceux qui, comme moi, jugeaient que dans l'éventail qui nous était proposé, André Castelli était notre meilleure chance pour la ville, en votant pour la liste de gauche, lui donneront la possibilité d'agir pour la communauté des communes, ce qui était un des points forts du programme, et qui est indispensable y compris pour Avignon.

Plaidoyer sans doute maladroit, mais sincère que j'aimerais voir prendre en considération, au moins un peu.

1 commentaire:

Michel Benoit a dit…

Plaidoyer loin d'être maladroit : logique et évident. Je l'ai d'ailleurs pris pour moi ! Ça ne m'empêchera pas de taper dessus ce ramassis de carriéristes ! Mais, bon, au bout du compte, je penche vers toi...