mercredi 20 février 2008

combien comptent-ils débourser à Avignon ?lPublié le mardi 19 février 2008 à 06H39 sur le site de La Provence
Le plus dépensier ira jusqu'à 100 000€, le plus modeste ne dépassera pas 4000€

Le législateur veille à ce que les candidats ne jettent pas trop d'argent par les fenêtres. Il a donc fixé des plafonds que les prétendants ne doivent surtout pas dépasser.
Municipales Avignon - Avec une population d'un peu plus de 86000 habitants, établie lors du dernier recensement, les candidats aux élections municipales dans cette bonne vieille ville d'Avignon savent à quoi ils s'attendent: leurs dépenses de campagne pour le scrutin à venir ne devront pas dépasser 98212e s'ils restent en panne au premier tour et 134265€ dans le cas où ils atteindraient le second.

Les candidats les plus riches, qui sont aussi ceux qui pourraient s'exposer à un dépassement des plafonds, se fixent généralement un seuil légèrement en dessous des sommes maximums. On n'étonnera personne en expliquant que c'est le cas des deux "têtes d'affiche" -- ou généralement considérées comme telles -- que sont Marie-Josée Roig (UMP) et Michèle Fournier-Armand (PS). Dans l'entourage de la sortante, on explique ainsi qu'un prévisionnel de dépense global (pour les deux tours) a été fixé à 100000€. Quant au mandataire financier de la seconde, il affirme qu'avec 76000€, il devrait boucler sans trop de mal son budget de campagne.


Emprunts : si certains candidats n'ont pas recours à l'emprunt grâce à des apports personnels, des dons de militants ou de sympathisants, d'autres reconnaissent qu'ils devront emprunter de l'argent. Mais, en pareil cas, ils font très attention à ne pas se faire prêter plus que la somme maximale qui peut leur être remboursée s'ils franchissent les 5% des voix exprimées.


Patrick Gontard (qui ne dépassera pas 60000 € de dépense s'il va au second tour), André Castelli (20000€ maximum) et Thibaut de la Tocnaye (35000€) ne cachent pas qu'ils ont tous effectué des prêts. Il ne leur reste plus qu'à espérer qu'ils atteindront bien les inévitables 5%. Sinon leur banquier se chargera de leur dire ce qu'il en pense. Pas que du bien, assurément.


Finalement, mais là aussi on s'en serait douté, les moins prodigues dans cette aventure seront René Pélisson (liste écologiste) qui espère ne pas débourser plus de 10000€ pour le 1er tour et Jacques Fortin (100% Gauche) qui pense qu'avec 4000€ et beaucoup de conviction, il bouclera sa municipale. Heureusement pour lui, la "conviction" ne rentre pas dans les comptes de campagne.

2 commentaires:

Jean Pierre Jacob a dit…

Finalement, il n'y a pas beaucoup de renouvellement des candidats; certains noms fleurissaient déjà sur les affiches il y a douze ans....ils ont le moral..
Castelli a pris des rides sur la photo, alors que je pense que Marie José a du perdre les siennes sur les papiers électoraux par le miracle de l'ordinateur

brigetoun a dit…

elle est étonnante non ?
et quel beau siège de campagne